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Mécenat: Mécénat: Fundación BBVA
Avec la collaboration de: Collaboration: Terra Foundation for American Art
Mécenat: Mécénat: Fundación BBVA
Avec la collaboration de: Collaboration: Terra Foundation for American Art
Diego Rivera New Workers

L’artiste mexicain Diego Rivera explique différentes techniques picturales aux étudiants de New-York (New Workers’ Art School), août 1933
Photo: Bettmann. Getty Images

The Irascibles Group

Portrait du groupe d’artistes dénommé « Les Irascibles » : Willem de Kooning; Jackson Pollock ; Adolph Gottlieb ; Ad Reinhardt ; Robert Motherwell ; Clyfford Still ; James C.Brooks ; Hedda Sterne ; Jimmy Ernst ; Bradley Walker Tomlin ; Richard Pousette-Dart ; Barnett Newman ; Theodoros Stamos ; William Baziotes ; Mark Rothko, Novembre 1950.
Photo : Nina Leen. Getty Images

Prueba bomba hidrógeno Elugelab

Bombe à hydrogène, 1952. Image d’un essai thermonucléaire effectué par les USA  sur l’ilot Elugelab dans les îles Marshall. Photo Popperfoto. Getty Images

Caza de Brujas 1951

Arrestation de plusieurs membres d’un groupe de 19 communistes importants, juin 1951
Photo: AFP. Getty Images

Le saviez-vous...?

DIDAKTIKA C’EST QUOI ?  
Le projet Didaktika offre aux visiteurs la possibilité d’approfondir les propositions que soumettent les expositions à travers des espaces éducatifs et une palette d’activités originales.

À cette occasion, le contenu se focalise sur le rôle considérable qu’a joué le Gouvernement des États-Unis en apportant son soutien à la culture et à l’art au milieu du XXe siècle. C’est grâce à plusieurs projets fédéraux que l‘Expressionnisme Abstrait a connu son apogée, en partie afin de répondre aux intérêts politiques du gouvernement de l’époque préoccupé par l’expansion probable de l’idéologie communiste de l’Union Soviétique.

Par ailleurs, comme à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale le centre de la création s’était déplacé de Paris à New-York, de nombreux artistes provenant du vieux continent y affluèrent et proposèrent un nouvel art présenté dans les galeries et expositions et également divulgué et enseigné.

Outre cet espace didactique sur le couloir, l’exposition propose des ressources supplémentaires pendant la visite à base d’information au contenu artistique, notamment des textes apposés aux murs, des audio-guides et des visites express.

LE FEDERAL ART PROJECT (FAP) DES ÉTATS-UNIS.
Après le crac boursier de New-York en 1929, le président Franklin D. Roosevelt adopta une série de mesures pour faire face à la Grande Dépression et reconstruire l’économie des États-Unis. S’efforçant de garantir les revenus de millions de citoyens au chômage, le Gouvernement mit en place la Works Progress Administration (WPA) en 1935 dont la mission consistait à créer des postes de travail dans le secteur des travaux publics à travers tout le pays. La même année naquit, rattaché à la WPA, le Federal Art Project (FAP), un programme qui soutenait les artistes et finançait les projets qui faisaient la promotion de l’esprit américain et de ses valeurs : le travail, la communauté et l’optimisme.

L’une des initiatives parrainées s’inspirait d’une stratégie lancée par le Gouvernement mexicain quelques années auparavant qui avait commanditer des artistes comme David Alfaro Siqueiros, José Clemente Orozco et Diego Rivera afin qu’ils retracent l’histoire et les idéaux de la Révolution mexicaine sur les murs des édifices et des espaces publics du pays. Leurs immenses peintures murales qui égayèrent les rues des villes et villages mexicains, servirent de source d’inspiration pour les centaines d’artistes qui travaillèrent au FAP jusqu’à la fin du programme en 1943, dont Willem de Kooning, Arshile Gorky, Philip Guston, Lee Krasner, Jackson Pollock et Mark Rothko. Ces peintures murales allaient embellir les parois des bureaux de poste, des édifices nationaux et fédéraux, des écoles, des bibliothèques et des aéroports dans tout le pays. Certaines d’entre elles sont encore visibles actuellement comme c’est le cas dans les villes de New-York, Chicago, San Francisco et Boston.

Avant la création de la WPA, l’influence des muralistes mexicains était déjà considérable. En 1933 Nelson Rockefeller chargea Diego Rivera de peindre une fresque gigantesque dans le hall d’entrée du flambant neuf Rockefeller Center de Manhattan. Après avoir signé le contrat, l’artiste modifia à plusieurs reprises l’idée originelle et présenta finalement L’homme à la croisée des chemins, une fresque foisonnant de références communistes (drapeaux rouges, manifestations, portrait de Lénine, etc.). Raison pour laquelle et bien que Rivera ait perçu tous ses honoraires, l’œuvre ne vit jamais le jour et fut finalement détruite en 1934.

CONTEXTE HISTORIQUE : LE MONDE APRÈS LA SECONDE GUERRE MONDIALE 
À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et à partir de 1945 le monde se divisa en deux blocs antagonistes: le bloc occidental, sous l’égide des USA, qui prônait un système politique démocratique, une économie capitaliste et une idéologie libérale et le bloc communiste, dirigé par l’Union Soviétique, qui optait lui, pour un système politique social et économique basé sur la propriété collective. Les différences profondes les opposant devinrent insoutenables, une fois la guerre terminée, en 1947 un nouveau conflit d’ordre mondial nommé Guerre Froide (1947–1991) émergea entre les États-Unis et l’Union Soviétique.

La puissance de l’armement nucléaire des USA et de l’U.R.S.S empêcha une confrontation militaire, tout du moins directe, et permit d’éviter un holocauste nucléaire. Le conflit perdura néanmoins sur le plan politique, économique, culturel et en matière de propagande.

ART ET CULTURE : DE PARIS À NEW-YORK
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, New-York accueillit des artistes, marchands et critiques d’art européens qui avaient traversé l’océan pour fuir les régimes totalitaires. Les années de combat laissèrent l’Europe en ruines. C’est dans ce contexte que la ville de New-York devint le nouveau centre artistique mondial où allaient rayonner les nouvelles tendances artistiques.

Le « Réalisme Social » était à cette période encore très influent, et décrivait principalement la vie quotidienne de la classe ouvrière nord-américaine et les plus défavorisés, du reste il était aux États-Unis particulièrement rattaché à l’American Scene Painting et au Régionalisme. Parallèlement, plusieurs mouvements européens suscitèrent de l’intérêt en Amérique du nord—notamment l’Expressionisme allemand et le Surréalisme—, en partie à cause de la présence d’un groupe d’artistes européens aux États-Unis parmi lesquels se trouvaient André Breton, Salvador Dalí, Max Ernst, André Masson, Roberto Matta, Piet Mondrian et Yves Tanguy. Les exilés Josef Albers et Hans Hofmann exercèrent également une grande influence sur plusieurs générations de peintres nord-américains, en enseignant l’art abstrait et les avant-gardes européennes dans plusieurs écoles d’art et universités, comme The Art Students League ou Yale. Par ailleurs, certains jeunes artistes américains —dont Lee Krasner, Jackson Pollock et Mark Rothko—découvrirent de première main ces mouvements européens modernes en se rendant aux expositions du Museum of Modern Art (MoMA), du Musée de Peinture non-objective de Solomon R. Guggenheim et dans certaines galeries spécialisées en art contemporain, comme celle de Betty Parsons et celle de Peggy Guggenheim, Art of This Century. La peinture Guernica de Pablo Picasso, présentée premièrement par le galeriste Curt Valentine au printemps 1939 et à l’hiver suivant au MoMA, marqua un avant et un après dans l’histoire de l’art du fait de son iconographie puissante, sa palette de couleurs et son grand format.

LA CIA ET L’EXPRESIONNISME ABSTRAIT
Au cours des premières années de la Guerre Froide, la menace de conflit mondial et la propagation probable du communisme suscita une forte inquiétude aux États-Unis et favorisa un climat de méfiance croissant. Cette atmosphère déboucha sur le « maccartisme » —terme qui doit son nom à Joseph McCarthy, sénateur républicain de 1947 à 1957—, une « chasse aux sorcières » débuta avec la persécution des personnes soupçonnées de sympathiser avec le communisme ou avec des politiques de gauche, comme c’était le cas des jeunes peintres expressionnistes abstraits, contre lesquels fut menée une campagne agressive, prétextant que leur art dit abstrait n’était en fait qu’un instrument des soviétiques pour salir l’image du peuple américain.

Pour une large frange de l’élite intellectuelle du pays cependant, l’Expressionnisme Abstrait symbolisait le triomphe de la culture libre face à la culture totalitaire, puisqu’il privilégiait la liberté absolue de l’artiste. C’est ce qui explique pourquoi l’Agence Centrale des renseignements américaine (CIA) mit sur pied une manœuvre subtile, qui fit des expressionnistes abstraits un fer de lance de la propagande de la culture des États-Unis contre la culture soviétique, allant jusqu’à subventionner leur art dans le dos des artistes concernés. À New-York, le Museum of Modern Art, présidé par Nelson Rockefeller, servit d’outil supplémentaire pour servir cette cause et lança le jeune art américain moyennant l’achat d’un grand nombre d’œuvres et la programmation d’expositions qui firent le tour du monde. Parmi ces expositions, rappelons Twelve Modern American Painters and Sculptors (1953) ou encore The New American Painting (1958) qui fut présentée dans quasiment toutes les grandes villes européennes entre 1958 et 1959. L’objectif principal de cette programmation visait à faire connaître dans le monde le style de vie américain.

Certains historiens ont à ce propos révélé que la CIA avait également consacré des fonds secrets considérables au Congrès pour la Liberté de la Culture, cercle fondé et promu par le Gouvernement des USA qui comptait des bureaux dans pas moins de 35 pays et qui organisait des évènements à caractère culturel, notamment des conférences, des expositions et des concerts, sans oublier la publication d’une vingtaine de revues prestigieuses, comme Encounter (Royaume-Uni), Preuve (France), Tempo Presente (Italie), Cuadernos et Mundo Nuevo (Amérique du sud), Quadrant (Australie) ou Jiyu (Japon).

Activités

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Reflexions Partagées

Découvrez cette exposition, les dessous de son montage et d’autres curiosités dans ces visites uniques réalisées par des professionnels du Musée.

Vision curatoriale Mercredi 15 février Expressionnisme Abstrait, Lucía Agirre, Curatrice du Musée.
Concepts clé Mercredi 22 février Expressionnisme Abstrait, Luz Maguregui, Coordinatrice du Département d’Éducation.

*Parrainé par Fundación Vizcaína Aguirre.

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Charla David Anfam: On, around and beyond Jackson Pollock's "Mural"

4 mai, 18h30

Commandée en 1943 par Peggy Guggenheim, l’œuvre  Mural  de Jackson Pollock a joué un rôle fondamental dans l’essor du mouvement pictural que fut l’Expressionisme Abstrait. Depuis, cette peinture surprenante a influencé les générations de peintres suivantes mais aussi les sculpteurs, parmi eux Lee Krasner, David Smith et Richard Serra.

Lieu: Auditorium du Musée

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Approches de l'art

17 et 18 mai, 19h00 – 20h30

María Dolores Jiménez Blanco, essayiste, critique de art, commissaire d’expositions et professeure titulaire d’Histoire de l’Art de l’Université Complutense de Madrid, vous propose de découvrir les clés de l’Expressionisme Abstrait, son cadre ambiant, ses œuvres et protagonistes principaux.

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Ressources

Audioguide et guides adaptés

Audioguide et guides adaptés

Les audioguides, disponibles à l’entrée du Musée, permettent d’approfondir l’information sur les œuvres de chaque exposition.

Consultez auprès du guichet d’Information la disponibilité d’audio/vidéo guides pour les personnes souffrant d’un handicap cognitif, auditif et/ou visuel.

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